Hier midi, nous sommes allés avec LB écouter un concert de musique classique durant la pause de midi : l’OCL assure des entractes à 14 francs avec un beau programme. Ça nous sort du rythme frénétique du boulot. Hier, Stabat Mater, de Pergolesi. Je n’en connaissais que les extraits qu’on entend dans Amadeus. C’est une pièce très belle, d’une grande richesse de mélodies et d’émotions, dans laquelle il est difficile de démêler le sentiment religieux sincère, la peur de la mort (Gianbattista était mourant quand il l’a écrit) et les afféteries d’un compositeur très au fait de tout ce qui pouvait se faire comme cabotinage lyrique à Naples à son époque. Le lien avec Naples faisait en plus résonner tout un tas d’échos imaginaires.

Hier soir, de 19 à 20 heures, réunion en ligne avec dix personnes entre Suisse, Canada, USA. Les quelques personnes qui avaient allumé leur caméra montraient des décors domestiques. Dans la journée, j’ai parlé avec l’Espagne, l’Ukraine et l’Amérique du Nord. Ca continue à m’étonner mais je ne sais pas quoi en faire.

A la une de la presse : des gilets jaunes, l’arrestation de Carlos Goshn, une belle photo de « carte postale géante » posée sur un glacier en Suisse (below) pour lancer la Cop24 et un Datagueule sur la géoingénierie.

Une amusante réflexion de Michel Goya, mon expert militaire maison, reliant élites capitalistes, princes d’Ambre et Logrus (geeks des années 80, ceci est pour vous !)

J’ai découvert un app sur mon téléphone qui montre des infos sur tous les avions en vol dans le ciel. En voyant la carte, j’ai songé à une nuée d’insectes géants. Etrange de voir l’humanité (riche) en déplacement brûlant dans le ciel ses millions de tonnes de kérosène. A rapprocher de l’image du glacier.

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